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Miroir, mon beau miroir, as-tu des neurones ?

« Je comprends tout à fait ce que tu peux ressentir… »

Les neurones miroir ont la particularité de présenter une activité aussi bien lorsqu’un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu’il observe un autre individu exécuter la même action, ou même lorsqu’il s’imagine cette action.

Ces neurones fonctionnent aussi pour les émotions et les sensations. Ressentir de la tristesse lorsqu’un ami pleure, sentir sa douleur tant psychologique que physique, être envahi par le dégoût s’il met à plein de morve sur sa manche… Il suffit d’observer quelques minutes ses voisins dans une salle de cinéma (c’est plus facile lorsqu’il s’agit d’un film d’horreur) pour tout de suite comprendre.

Les neurones miroir ou les neurones de Ferry et Gandhi.

Pourquoi Ferry ? Parce que ces neurones joueraient un rôle très important dans l’apprentissage grâce à l’imitation.

Pourquoi Gandhi ? Parce qu’elles seraient aussi essentielles dans les processus de l’empathie. LA fameuse empathie qui, selon le merveilleux ouvrage de Jeremy Rifkin, sera la clef de voûte de la nouvelle civilisation.

Empathie… mais où ?

L’empathie c’est la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu. Elle ne peut être active que s’il y a un décentrement de la personne qui éprouve de l’empathie et qui devient alors capable de sympathie et de compassion.

Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse

Cette éthique de la réciprocité, qui tient pas mal la route, ne serait du coup même pas nécessaire si l’empathie battait son plein. Sachant, dans notre cœur et notre corps, ce que pourrait ressentir l’autre si d’aventure nos agissements lui étaient néfastes, nous serions incapables de lui porter préjudice.

La Génération Y serait plus empathique

Tant de choses sur les épaules de cette génération… Une génération née avec Internet, une génération connectée avec des centaines de personnes, parfois même à l’autre bout de la planète, une génération qui se raconte, se confie, partage… En un mot offre l’expérience de sa propre existence aux autres grâce aux réseaux sociaux. Ce qui permettrait une connaissance fine de l’altérité et une capacité plus affirmée de rentrer en empathie avec les autres.

Mais bien sûr personne n’est d’accord

La fameuse dépression Facebook, la cyberbullying qui va complètement à l’encontre de l’empathie puisqu’il s’agit de diffuser des informations hostiles, le repli sur soi-même et l’évitement de la Real Life (oui là y a plein de mots en anglais parce qu’il s’agit d’Internet), bref la virtualité a ses détracteurs, rien de plus normal. C’est encore un peu nouveau.

Ce qui est certain, c’est que lorsqu’on a vu une fois dans sa vie une classe de 20 marmots de deux ans passer des babillements mignons aux hurlements de désespoir, sans raison apparente, si ce n’est le petit Théo (toute ressemblance, blabla, fortuite, blabla) qui s’est mis à pleurer… on peut se permettre de supposer qu’il y a de l’empathie dans ce drôle d’animal à deux jambes.

La vraie question c’est de savoir si cette empathie pourrait devenir une compétence valorisée et favorisée.

Vraiment. Ailleurs que dans les livres donc. En attendant la réponse, voici un peu d’empathie musicale, parce que ça ne peut pas faire de mal.

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2 réflexions sur “Empathie ou pas

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